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APPEL AU RASSEMBLEMENT DES PATRIOTES PAR LE RPF.

vendredi 12 avril 2013

RPF-V4.122-300x300Le paysage politique français est dévasté. Cela est infiniment plus grave que les émois des politiciens dont la carrière est brisée, l’illusion d’impunité dissipée, la soif de pouvoir, de privilèges et d’argent tarie. Le moment des choix cruciaux, c’est maintenant ! Le Rassemblement Pour la France dont le sigle dit assez qu’il s’inspire du Général de Gaulle souhaite participer à la nécessaire refondation de la politique française. Dans ce but, il lance un appel à tous ceux, qui en dehors des partis politiques qui ont lourdement failli, désirent offrir une alternative au systèma actuel. Cet appel part d’un constat, propose des solutions, et invite à se rassembler tous ceux que le mot France fait encore vibrer, du sacre des rois jusqu’à la fête de la Fédération, au rappel de ses victoires anciennes comme à l’annonce des défis qu’elle saura relever pour peu que ceux qui la dirigent soient à la hauteur de son histoire et de ses espérances. C’est pourquoi, le RPF est présent aux côtés du Siel, et à l’invitation de son Président, Paul-Marie Couteaux pour cette Union des Patriotes, lancée en cette fin de semaine.

Le constat doit être lucide. Il procède,d’abord, d’un regard sur le passé. Depuis 1981, notre pays n’a cessé de s’enfoncer dans le contre-sens et la médiocrité. La démagogie socialiste a cassé l’élan de la Ve République. Elle n’a profité de la stabilité des institutions que pour détruire de manière plus continue les atouts du pays. Celui-ci connaît depuis une course à l’abime des déficits et de l’endettement, tandis que le taux de chômage s’est maintenu à un niveau élevé et inconnu jusqu’alors. A l’exception de la démographie, tous les voyants sont au rouge. Avec ses 56% de dépenses publiques, ses 47% de prélèvements obligatoires, la France est un Etat socialiste qui décourage les entrepreneurs et qui semble privilégier l’alternative de la fonction publique ou de l’assistance. Avec sa logique du contre-sens, le socialisme s’attaque maintenant à la famille, l’un des deux supports de la santé démographique. Il ne restera plus que l’immigration, sans contrôle, afin de dépouiller le pays de son identité. De manière lourdement symbolique, le Louvre a été fermé pour grève. Le personnel ne parvient pas à enrayer la présence massive d’immigrés d’Europe du Sud-Est, dont l’activité « professionnelle » est évidemment la délinquance. Soyons clairs ! les alternances de la prétendue « droite » n’ont rien changé : aucune réforme structurelle n’a été mise en oeuvre par les politiciens actuellement dans l’opposition, habités par un sentiment d’infériorité culturelle par rapport à la gauche, mais avides de pouvoir et dépourvus d’idées et de courage. Ni l’immobilisme radical-socialiste de Chirac, ni l’agitation communicante de Sarkozy n’ont arrêté la chute. De Gaulle a été une exception dans une histoire contemporaine marquée par l’incroyable médiocrité des politiciens français. Ils semblent mettre en application un principe suivant lequel il faut de plus en plus d’élus, de moins en moins responsables. Par tous les côtés, le pouvoir se vide en effet de sa substance : la Souveraineté nationale s’évanouit dans la technostructure européenne, dont l’échec évident justifie aux yeux de certains qu’on lui attribue plus de pouvoir. L’Etat est le principal contribuable local du Mille-Feuille territorial où, seuls, de grands féodaux détiennent de réels pouvoirs, parfois au détriment de la politique nationale comme on l’a vu pour le recrutement des fonctionnaires. La Justice indépendante, mais non élue, a droit aux génuflexions des élus, parfois coupables, mais toujours penauds. La création d’Autorités Administratives Indépendantes, qui doublent l’administration et quelquefois la Justice parachève cette démission collective.

Nos propositions ont une forme, un contenu et un but. Le style de notre action doit être le sursaut. Notre appel est un appel à l’Esprit de Résistance contre l’esprit de facilité. Résister au déclin de la Nation, à l’impuissance de l’Etat, au renoncement à l’identité nationale. Le contenu, c’est, une fois perçu le dilemme entre la révolution et l’effondrement, où nous conduit le Président actuel, d’engager sans tarder les réformes vitales que beaucoup de pays ont eu le courage de réaliser avant nous. D’abord, redonner la parole au Peuple en instituant en France le Référendum d’initiative populaire à la suisse. Puis, démocratiser la Justice, en instaurant l’élection de certains magistrats. Renforcer l’arsenal pénal en y privilégiant le travail. Restaurer notre pleine souveraineté en matière d’immigration. Fonder la nationalité sur le sang et la volonté, non sur l’automaticité du sol et limiter les nationalités multiples, notamment en permettant la déchéance de nationalité pour les double-nationaux délinquants ou criminels. Dans le domaine économique et social, les choix doivent être clairs : L’offre doit l’emporter sur la demande. Le sauvetage de notre industrie et le rétablissement de nos équilibres sont à ce prix. La victoire sur le chômage passe par un regain de compétitivité, non par des aides publiques. La TVA sociale, repoussée par la couardise de l’opposition actuelle et totalement évacuée par la majorité, s’impose. La baisse des charges en compensation de l’augmentation de la TVA devait avant tout financer la politique familiale. Il faut maintenir et amplifier celle-ci, en privilégiant la famille traditionnelle, en repoussant les aberrations anthropologiques aujourd’hui à la mode, et en donnant à la famille les moyens de s’épanouir dans la véritable égalité des deux sexes complémentaires. De même les hoquets législatifs de la prétendue « droite » et la démagogie de la gauche n’ont pas résolu le problème du financement des retraites. Le modèle suédois fondé sur le cumul de points indexés notamment sur l’espérance de vie est la bonne et définitive solution. L’inégalité scandaleuse entre le public et le privé doit cesser. Le statut de la fonction publique qui compensait l’infériorité des rémunérations et garantissait l’indépendance est devenu un privilège désuet qui bloque la mobilité sociale et décourage le risque d’entreprendre chez les jeunes. Anachronique aussi, le Département doit disparaître. Les Régions sont-elles une menace pour l’unité nationale ? Evidemment non, si nous avons le courage de remettre totalement en cause la dérive européenne, ce diplodocus au cerveau de pois chiche, incapable de prévoir et a fortiori de résoudre les crises, marché-passoire ouvert au monde dans lequel politiquement et militairement, il n’est plus qu’un zombie à la remorque des Etats-Unis. L’Euro, c’est-à-dire le Mark sous-évalué au détriment de toutes les autres monnaies, et notamment la nôtre devait être une solution. C’est devenu le problème. L’esprit de facilité de nos gouvernants était autrefois financé par les dévaluations. Il l’est maintenant par les déficits, la dette et le chômage ! Que l’Europe soit un marché commun, qu’une monnaie commune aux parités revues soit possible entre les pays du premier cercle, mais la course du canard sans tête vers l’élargissement et l’approfondissement doit cesser. La France n’a rien à faire dans une technocratie dont l’identité se dessine avec la gomme qui efface la Nation, la religion chrétienne et la langue française au profit de l’Anglais. Le but de notre démarche c’est bien sûr de redonner à la Nation française toute sa place. Des pays plus petits la trouvent sans se renier. Le Qatar nous rachète pièce par pièce. Singapour aligne les meilleurs résultats économiques du monde. La Suisse, malgré son Franc est exportatrice. Les pays scandinaves ajoutent de meilleures performances économiques à une protection sociale comparable à la nôtre. Ce n’est pas une question de taille, mais de gouvernance. La France a une population plus nombreuse que celle de ces pays, et elle s’accroît. Elle jouit d’une attractivité touristique et culturelle formidable. Elle est le pays du luxe, où stupidement on prétend détester les riches. Elle a fait des choix positifs dans le domaine énergétique et dans celui des infrastructures, avant 1981. Pour peu qu’elle retrouve cet état d’esprit en abandonnant l’absurde principe de précaution, et en exploitant le gaz de schiste, elle peut à nouveau devenir un modèle de réussite.

Tel est notre but. La Nation n’est pas un obstacle. C’est un vecteur ! C’est le seul moyen de réaliser une démocratie où le peuple est réellement souverain, où il garde la capacité de décider de son destin et des moyens d’assurer le bonheur de ses membres. La coopération des peuples est indispensable, mais ce n’est pas en les niant et en diluant les Etats qui les représentent, qu’on la rend possible et efficace. Patriotes du monde entier, unissez-vous, ai-je envie de dire pour conclure. Commençons d’abord par réunir les patriotes français. Voilà le message en forme de missile sur la lamentable caste politique de notre pays qu’il faut lancer aujourd’hui !

 


Voir en ligne : http://www.christianvanneste.fr/201...

Messages

  • La Croix de Lorraine !!! C’est l’oriflamme du "sauveur" qui brûle toujours en enfer pour ses crimes inexpiables et que le "RPF" veut faire renaître de ses cendres comme le phénix immortel...
    • au rappel de ses victoires anciennes lesquelles ? l’Algérie ?, à moins que ce soit L’indochine et Dien Bien Phu ou alors 1940 parce que en 1945 c’est une victoire US patriote oui mais pas RPF.
  • Quelles que soient nos opinions, il est utile de savoir ce qu’il se passe et comment d’autres pensent .. et analysent des situations !
    Mr Vanneste manifeste souvent des opinions intéressantes et a des prises de position, souvent proches de certains de nos avis..
    D’un autre côté ses inspirations ne se basent pas sur le même système de valeur, notamment au plan de l’historique politique....
    Pour autant, il parait normal de reproduire ici son regard, même si certaines références gaulliennes, à notre sens vident un peu la marmite !
    De toutes façons, l’Histoire est en marche et De Gaulle sera placé finalement à sa vraie place...ce sera une chute vertigineuse pour certains, en attendant, écoutons, respectons et comprenons !!

    Bien sûr chacun fera ce qu’il entend, mais à NJ nous pensons qu’écouter est une bonne façon de sortir de la spirale de l’omerta que nous avons contribué nous mêmes à créer (en mettant toujours de la distance, entre notre discours et la réalité de tous les jours...).

    • Je suis également PN et, comme tel, j’ai la haine du "plus grand traitre de l’époque contemporaine". Aujourd’hui, certains, comme Christian Vanneste, associent un certain nombre de valeurs à 2 gol. C’est à tort car cet individu avait avant tout un égo démesuré. Je renvoie à l’excellent livre de Manuel Gomez qui le dépeint tel qu’il était. Peu importe, ce type est mort et brûle en enfer depuis 43 ans. Si nous partageons des valeurs comme la souveraineté nationale, l’indépendance de la France et tout ce qui en découle, nous devons nous regrouper, même avec ceux qui attribuent ces valeurs à de Gaulle.
  • Je reproduis ici un commentaire laissé par mail au sujet d’un appel similaire lancé par le RPF :

    Dommage que la Croix de Lorraine figure sur votre logo, je partage plein de vos idées, mais je suis Pieds-Noirs, victime de de Gaulle, et donc il est impossible pour moi de rejoindre votre mouvement. De Gaulle pour moi ce n’est pas cette vision de la Rance qui vous plait tant, c’est l’homme qui a sacrifié des miliers d’êtres humains pour atteindre ces objectifs.
    Je suis une victime collatérale de ce "Grand" Homme, qui de Mururoa à l’Algérie a tant de mort sur son parcours.
    Dommage !
    Cordialement

    Mururoa. Conséquences des essais nucléaires français

    La France a procédé entre 1960 et 1996 à 210 essais nucléaires dont 17 au Sahara, 193 en Polynésie (167 à Mururoa, 14 à Fangataufa ).
    C’est le 13 février 1960 que la France a effectué sa première expérience nucléaire militaire. Cette explosion nucléaire expérimentale a eu lieu dans le désert de Tenezrouf en Algérie.
    A partir de 1966, la France ne pouvant plus poursuivre ses essais dans le désert algérien, choisit un nouveau site : Mururoa, un atoll du Pacifique.
    Une journaliste de l’émission Thalassa a effectué une enquête sur l’impact des radiations sur la population polynésienne.
    La volonté de poursuivre les essais nucléaires jusqu’en 1996 porte t-elle un discrédit sur le respect des droits de l’Homme prônée par la France ?

    La France devient une puissance nucléaire

    En février 1960, une bombe A d’une puissance de 60 à 70 Kt est testée dans le Sahara algérien.
    « Hourra pour la France ! câble le général de Gaulle. Depuis ce matin, la France est plus forte et plus fière ».
    Malgré les pressions américaines et l’opposition de l’ONU, de Gaulle ordonne de continuer le programme nucléaire français.

    Après l’indépendance de l’Algérie, le gouvernement algérien proteste en 1963 contre ces essais nucléaires.
    Contrainte de changer de site, la France annonce dès avril 1963 son intention de construire une base d’essais nucléaires sur l’Atoll polynésien de Mururoa.

    En août 1963, un accord entre les Etats-Unis, l’URSS et l’Angleterre est signé à Moscou interdisant les essais nucléaires. La France refuse de signer cet accord.

    Le choix de Mururoa

    Mururoa n’est pas choisi au hasard. Cet atoll, situé à 18 000 km de Paris, est officiellement éloigné de toute présence humaine.
    En réalité, l’île de Tureia n’est située qu’à 120 km et abrite 70 personnes. Si la France ne risque pas de subir les dégâts des nuages et des particules radioactives, il n’en va pas de même pour cette population, ni pour la population d’environ 5 000 personnes de ce secteur.

    On ne peut pas parler de méconnaissance du problème. En effet, plusieurs mois avant le premier tir nucléaire, un rapport classé secret défense faisait état des risques encourus par cette population.
    L’existence de ce rapport a été révélée par Vincent Jauvert, un journaliste du Nouvel Observateur.

    Les autorités françaises savaient donc que cette petite population était particulièrement fragilisée du fait du nombre important de vieillards et de femmes enceintes ou en âge de procréer.

    Essais nucléaires et rapports tenus secrets

    L’atoll de Mururoa n’est pas le seul concerné par ces essais. 14 tests ont également été effectués à Fangataufa.
    En 1966, lors du premier essai français dans le Pacifique, on avait ordonné aux bateaux et aux aéronefs d’éviter la zone dangereuse dans un périmètre de 200 km.

    Tureia se situait donc bien dans une zone à haut risque. Pourtant, la population n’a pas été déplacée.

    Au contraire, chaque tir constituait un spectacle que ces gens admiraient sur la plage sans se douter que chaque « feu d’artifice » était une bombe mortelle à retardement.
    Les militaires distribuaient après chaque spectacle de l’argent et de la nourriture. Pourquoi tant de sollicitude si nous n’avions rien à nous reprocher ?

    Le gouvernement français n’a pris des mesures de prévention qu’une seule fois en 8 ans. Les habitants ont été évacués en 1968 lors du premier tir thermonucléaire sans qu’aucune explication ne leur soit fournie.

    — -_______________________de Gaulle et les Harkis

    Jean Daniel signe l’éditorial de la dernière livraison du Nouvel Observateur (n° 2341 du 17 au 23 septembre 2009) qu’il a intitulé "A qui de Gaulle a-t-il menti ? ", à l’occasion de la sortie du livre de Benjamin Stora " Le Mystère de Gaulle. Son choix pour l’Algérie" et de l’anniversaire du discours de De Gaulle du 16 septembre 1959, accordant aux Algériens l’autodétermination. Il y exprime à nouveau sa position sur l’abandon des harkis : : "De Gaulle a abandonné les harkis : c’est son crime - et le nôtre". L’intégralité de l’éditorial peut être consulté en ligne (lire en ligne).

    Gaullistes, communistes, socialistes, intellectuels attisés par Sartre et ses amis, scellent une alliance sacrée, tous se rejoignent pour nous accuser. Les pieds-noirs baissent la tête, font la queue pour avoir un bol de soupe chaude distribuée par des associations caritatives ! Depuis le début de l’année 1962, des indices pouvaient déjà rendre compte de l’état d’esprit du pays. La Croix avait donné le ton en février. Ciblant les jeunes pieds-noirs, il recommande "d’éviter de laisser notre jeunesse se contaminer au contact de garçons qui ont pris l’habitude de la violence poussée jusqu’au crime..."

    Pour cela, et devant l’ampleur de l’exode, de Gaulle préconise la "dilution" des familles dans tous les départements afin d’éviter toute concentration. Francois Billoux, député communiste, sonne la charge : "Ne laissons pas les repliés d’Algérie devenir une réserve du fascisme". Notons au passage le terme de "repliés" : le mot même de rapatriés nous est refusé ! Cette idée tenace que nous sommes de dangereux fascistes persiste jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat : Louis Joxe, au conseil des ministres du 18 juillet 1962, déclare : "Les Pieds-Noirs vont inoculer le fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n’est pas souhaitable qu’ils retournent en Algérie ni qu’ils s’installent en France. Il vaudrait mieux qu’ils aillent en Argentine ou au Brésil." De Gaulle et ses ministres approuvent.

    Toute la classe politique tient le même discours : au même conseil des ministres, de Gaulle ajoute à l’observation de Joxe : " Il faut les obliger à se disperser sur l’ensemble du territoire." Qui sait comment "la mauvaise graine" peut fructifier, insiste Joxe. Boulin, courtisan, veut apaiser l’inquiétude latente de de Gaulle : " Ce sont des vacanciers, il n’y a pas d’exode, contrairement à ce que dit la presse", déclare-t-il au conseil de ministres du 30 mai 1962. Même propos au conseil des ministres du 17 juin : "Ce sont bien des vacanciers jusqu’à ce que la preuve du contraire soit apportée".

    Gaston Defferre, le bouillonnant sénateur-maire de Marseille, accorde une interview, demeurée fameuse, à Paris-Presse l’Intransigeant, le 26 juillet ; il s’emporte et dérape : "Que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs", déclare-t-il à la une du journal. Les pieds-noirs apprécient... Le journaliste insiste : "Et les enfants ?" Defferre répond : "Ici, pas question de les inscrire à l’école, car il n’y a déjà pas assez de place pour les petits Marseillais" ! L’Humanité n’est pas en reste, ironise sur le look des exilés : "Ils ont une drôle d’allure, ces passagers en provenance d’Algérie". Pas un mot de compassion.

    De leur côté, des employés du port de Marseille font de l’activisme. Les cadres de déménagement qui sont débarqués des soutes des paquebots sont pour certains jetés à la mer, ou bien ouverts et pillés. "Au moins le tiers de ces coffres était éventré, raconte Serge Groussard. Leur contenu gisait, épars, sur le sol... Des hommes rôdaient parmi ces choses. Tous avaient les bras chargés de butin." Une fois reconnu l’ampleur de ce désastre humanitaire, de Gaulle ne faiblit pas.

    Le 22 octobre, Peyrefitte raconte qu’il lui "expose le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces enfants dont les yeux reflètent encore l’épouvante des violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu leurs repères, de ces harkis agglomérés sous des tentes, qui restent hébétés..." Mais de Gaulle est intraitable : "N’essayez pas de m’apitoyer", répond-t-il !

    Les mois passent et les saisons. Les pieds-noirs ne rentrent pas en Algérie. Ils ne sont pas en vacances. Certains, choqués par l’accueil qui leur est fait, acceptent les propositions avantageuses que leur offrent l’Espagne et certains pays d’Amérique du Sud. La plupart restent en France. Ceux que de Gaulle appelait méprisamment "ces Fernandez, ces Lopez, et autres Segura qui se voudraient français", recommencent l’aventure pionnière.
    C’est ça, pour moi, de Gaulle !!! HELAS

    • Vanneste prêche un converti. Il faut un organisme rassembleur et par conséquent un étendard. Reste à savoir si le RPF est le bon ? Avant d’aller plus loin, je salue ceux qui ont encore de la fureur et qui la manifestent parce que sans fureur, quelles que soient nos opinions, nous n’arriverons à rien. Nous sommes arrivés à un point où chacun d’entre nous a envie de se jeter par la fenêtre par désespoir Moi, en 1960, j’étais un féroce anti-gaulliste en tant que sous-lieutenant appelé au 3° REI (eh oui, vous pourrez en demander confirmation au sous-lieutenant appelé Guy Marchand qui, en tant que tringlot aéroporté, a transporté ma section de légionnaires !) et je suis sorti évidemment très amer de cette affaire. Je ne suis devenu gaulliste qu’en 1968, au moment où tout le monde cessait de l’être. J’ai toujours vécu à contre-sens de la politique de mon Pays. Et je continue. Donc, toute attitude politique est affaire de circonstances et il n’y a pas de quoi en faire un plat : le problème est qu’actuellement il n’y a rien qui puisse pousser à un engagement politique, le système étant verrouillé. L’oligarchie intello et administrative nous gouverne. Les socialistes pas plus que ceux de la fausse droite ne peuvent gouverner le Pays. Qui va avoir le courage de supprimer l’ENA, l’École de la magistrature et les subventions aux Écoles de journalisme, toutes vipères que l’État réchauffe dans son sein ? Personne ! Il faudra prendre le Pouvoir de façon révolutionnaire parce que la situation est bloquée maintenant de la même façon qu’elle l’était en 1789 : le système « démocratique à la française » est un leurre qui nous a fait changer de maîtres. Maintenant, il est illusoire de croire qu’un Parti, FN y compris, puisse jouer ce jeu là et même y penser. Par contre, la crise économique, d’où et de par qui elle vienne aboutira à une révolution parce que nous avons trop pris l’habitude de la richesse. La stratégie consiste à gérer cette révolution, en particulier en s’y préparant : tous les cerveaux de droite doivent s’y atteler dès maintenant. Sous quel étendard ? C’est la question ! Gérard Chamaret