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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>NotreJournal</title>
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		<title>Soudan. Sous couvert de dialogue, un monologue de l'arm&#233;e</title>
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		<dc:date>2026-11-08T08:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ad&#232;le Forveille, Pierre-Yves Baillet</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lanc&#233; le 30 ao&#251;t 2026 &#224; Khartoum, le &#171; dialogue soudano-soudanais &#187; entend tracer l'avenir politique du pays en plein conflit arm&#233;. Mais en s'&#233;tablissant dans une zone tenue par l'arm&#233;e, sans les forces politiques adverses ni cessez-le-feu, il soul&#232;ve des questions sur ses objectifs et risque avant tout d'asseoir la l&#233;gitimit&#233; du pouvoir militaire r&#233;install&#233; &#224; Khartoum. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;vast&#233;e par deux ans de combats, Khartoum reprend lentement vie depuis que l'arm&#233;e en a chass&#233; les Forces de soutien (&#8230;)&lt;/p&gt;


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/ 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://mail.notrejournal.info/local/cache-vignettes/L150xH45/capture_d_ecran_du_2026-10-28_16-06-01-3-0d8dc.png?1794126602' alt='' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='45' onmouseover='' onmouseout='' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
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&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Lanc&#233; le 30 ao&#251;t 2026 &#224; Khartoum, le &#171; dialogue soudano-soudanais &#187; entend tracer l'avenir politique du pays en plein conflit arm&#233;. Mais en s'&#233;tablissant dans une zone tenue par l'arm&#233;e, sans les forces politiques adverses ni cessez-le-feu, il soul&#232;ve des questions sur ses objectifs et risque avant tout d'asseoir la l&#233;gitimit&#233; du pouvoir militaire r&#233;install&#233; &#224; Khartoum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;vast&#233;e par deux ans de combats, Khartoum reprend lentement vie depuis que l'arm&#233;e en a chass&#233; les Forces de soutien rapide (FSR), en mars 2025. Le gouvernement de Kamil Idris, repli&#233; &#224; Port-Soudan pendant les combats, est revenu dans la capitale en janvier 2026. Signe d'une s&#233;curit&#233; retrouv&#233;e, une partie de la population regagne peu &#224; peu l'agglom&#233;ration. Elle retrouve une ville meurtrie : l'&#233;lectricit&#233; est revenue, mais les coupures restent fr&#233;quentes. Les immeubles &#233;ventr&#233;s rappellent &#224; chaque coin de rue la violence des combats. C'est ici, dans la capitale, que le comit&#233; pour le &#171; dialogue soudano-soudanais &#187; dit vouloir faire revenir la vie politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, les partis politiques soudanais sont tous hors du pays, certains au Caire, d'autres ailleurs en Afrique. Ils ne peuvent pas se parler normalement. Une fois qu'ils seront ici, libres de rencontrer les gens et de revoir leurs proches apr&#232;s trois ans de guerre, tout changera &#187;,&lt;/i&gt; explique &#224; &lt;i&gt;Orient XXI&lt;/i&gt; le r&#233;dacteur en chef du quotidien &lt;i&gt;Al-Tayyar,&lt;/i&gt; porte-parole du comit&#233; charg&#233; de pr&#233;parer le dialogue. Le groupe pr&#233;paratoire r&#233;unit une vingtaine de membres, universitaires, avocats ou encore journalistes venus de l'int&#233;rieur comme de l'ext&#233;rieur du pays. Il borne son mandat au volet politique du conflit et laisse le volet s&#233;curitaire aux bellig&#233;rants. De Djeddah &#224; Addis-Abeba, en passant par Le Caire et Gen&#232;ve, m&#233;diations et conf&#233;rences se succ&#232;dent depuis le d&#233;but de la guerre en avril 2023 : toutes &#224; l'&#233;tranger, toutes sans issue. &lt;i&gt;&#171; Quand ces dialogues se tiennent hors du pays, les voix de la majorit&#233; des Soudanais, ceux qui vivent ici et subissent la guerre, sont souvent mal repr&#233;sent&#233;es, sous-repr&#233;sent&#233;es ou compl&#232;tement absentes &#187;,&lt;/i&gt; plaide Mohammed Munir Ahmed Saifeddine, &#233;galement membre du comit&#233;, qui a quitt&#233; l'Ouganda, o&#249; il r&#233;side, pour s'installer &#224; Khartoum le temps des travaux du dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Les-FSR-ecartees'&gt; Les FSR &#233;cart&#233;es &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon lui, celui-ci devra s'attaquer aux racines du conflit : parmi elles, le partage des richesses, l'identit&#233; de &lt;i&gt;&#171; groupes ethniques qui ne se voient pas repr&#233;sent&#233;s &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; la mani&#232;re dont le pays aurait d&#251; mener la transition vers un gouvernement civil d&#233;mocratique &#187;.&lt;/i&gt; La derni&#232;re formule est pour le moins prudente. La transition a commenc&#233; avec la &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/soudan-une-troisieme-revolution,3024' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;chute d'Omar Al-B&#233;chir en 2019&lt;/a&gt; , mais le g&#233;n&#233;ral &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/le-soudan-exsangue-et-resistant,5957' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Abdel Fattah Al-Bourhane&lt;/a&gt; , commandant de l'arm&#233;e r&#233;guli&#232;re, et &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/au-soudan-le-general-hemetti-a-la-manoeuvre,3588' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mohammed Hamadan Dogolo, dit Hemetti&lt;/a&gt; , le chef des FSR, y ont mis fin conjointement par &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/soudan-l-avenir-incertain-du-coup-d-etat-militaire,5145' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un coup d'&#201;tat militaire en octobre 2021&lt;/a&gt; . Leur d&#233;saccord sur l'int&#233;gration des FSR dans l'arm&#233;e, pr&#233;vue par l'accord-cadre de d&#233;cembre 2022, a ensuite d&#233;bouch&#233; sur la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement pass&#233;e sous silence, la dimension r&#233;gionale du conflit p&#232;se pourtant lourd, chaque camp s'appuyant sur ses parrains. Les Forces arm&#233;es soudanaises (FAS) du g&#233;n&#233;ral Al-Bourhane peuvent compter sur l'&#201;gypte, soucieuse de stabiliser sa fronti&#232;re sud, et sur la Turquie et l'Iran, notamment en mati&#232;re de fourniture de drones. Officiellement m&#233;diatrice, l'Arabie saoudite penche elle aussi du c&#244;t&#233; de l'arm&#233;e, au nom de la d&#233;fense des institutions et pour contrer les ambitions &#233;miriennes. Malgr&#233; les d&#233;mentis d'Abou Dhabi, plusieurs enqu&#234;tes1 ont prouv&#233; que les FSR re&#231;oivent leur soutien, achemin&#233; principalement par le Tchad et le fief libyen du &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/libye-l-offensive-diplomatique-de-benghazi,8223' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mar&#233;chal Khalifa Haftar&lt;/a&gt; , dans l'est du pays ; un appui militaire adoss&#233; &#224; sa mainmise sur l'or soudanais. Khartoum accuse &#233;galement l'&#201;thiopie d'abriter des camps des FSR, ce qu'Addis-Abeba d&#233;ment. L'&#201;thiopie accuse &#224; son tour Le Caire et Khartoum d'apporter leur soutien aux &lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/L-Ethiopie-pourrait-connaitre-une-famine-aussi-dramatique-qu-en-1984&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rebelles du Tigray depuis la reprise des combats&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cet imbroglio national et r&#233;gional, aucun r&#232;glement ne semble imaginable sans r&#233;unir les deux camps. Or, ce dialogue s'organise chez l'un des deux bellig&#233;rants, sans la pr&#233;sence du second. Le g&#233;n&#233;ral Abdel Fattah Al-Bourhane, commandant des FAS et pr&#233;sident du Conseil de souverainet&#233;, a donn&#233; son aval et promis son soutien. Il en a d'embl&#233;e &#233;cart&#233; Tasis, l'alliance politique form&#233;e autour des FSR, ainsi que le Parti du congr&#232;s national (NCP) d'Omar Al-B&#233;chir. Somoud, la coalition civile anti-guerre pr&#233;sid&#233;e par l'ancien premier ministre Abdallah Hamdok, refuse cat&#233;goriquement de s'associer &#224; un processus qui, conduit depuis les zones tenues par l'arm&#233;e et sans cessez-le-feu, reviendrait selon elle &#224; ent&#233;riner la partition &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; du pays. &lt;i&gt;&#171; Ce qu'ils cherchent &#224; faire &#224; Khartoum, c'est un dialogue qui consacre Bourhane comme le gouvernement l&#233;gitime du Soudan &#187;,&lt;/i&gt; accuse son porte-parole, Bakry Eljack, joint par t&#233;l&#233;phone.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Une-legitimation-internationale-des-militaires'&gt; Une l&#233;gitimation internationale des militaires &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La ville est redevenue s&#251;re, insiste Saifeddine, qui se f&#233;licite de la venue, du 8 au 10 septembre 2026, du Quintette, attelage de l'Union africaine (UA), de l'Autorit&#233; intergouvernementale pour le d&#233;veloppement (IGAD), de la Ligue arabe, de l'Union europ&#233;enne et de l'ONU. Le choix du lieu a valeur de symbole. R&#233;unir les Soudanais &#224; Khartoum, y recevoir des d&#233;l&#233;gations &#233;trang&#232;res, c'est consacrer la capitale reprise par l'arm&#233;e comme centre l&#233;gitime de la vie politique, et rapatrier les tractations &#224; l'int&#233;rieur du pays. &lt;i&gt;&#171; C'est un moyen pour nous de tenter de reprendre la main sur les pourparlers et de diminuer les influences &#233;trang&#232;res &#187;,&lt;/i&gt; souligne pour &lt;i&gt;Orient XXI&lt;/i&gt; Gibril Ibrahim, ministre des finances et chef du Mouvement pour la justice et l'&#233;galit&#233; (JEM). Le soutien du Quintette doit aussi, selon lui, conforter les garanties promises aux Soudanais de l'&#233;tranger qui h&#233;sitent encore &#224; rentrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces assurances, Osman Mirghani et trois autres promoteurs de l'initiative, dont l'avocat Nabil Adib, sont venus du Caire les r&#233;clamer au g&#233;n&#233;ral Al-Bourhane. &lt;i&gt;&#171; Sans un engagement du gouvernement &#224; accueillir cette conf&#233;rence, au moins financi&#232;rement, et &#224; garantir une atmosph&#232;re libre, pour que tous les participants puissent s'exprimer et venir sans h&#233;sitation, il est tr&#232;s difficile de l'envisager &#187;,&lt;/i&gt; explique Mirghani. Il s'agit de pouvoir &lt;i&gt;&#171; convaincre les partis qu'il ne leur arrivera rien s'ils viennent au Soudan &#187;.&lt;/i&gt; Le chef de l'arm&#233;e a acc&#233;d&#233; &#224; la demande, assure-t-il. Sign&#233; par Al-Bourhane et annonc&#233; le 1er septembre par le ministre de la justice Abdallah Darf, le d&#233;cret n&#176; 363 classe les plaintes d&#233;pos&#233;es par des organes de l'&#201;tat contre des Soudanais de l'&#233;tranger pour leurs actes ou opinions politiques, et accorde aux participants une immunit&#233; de leur arriv&#233;e &#224; leur d&#233;part. Le texte vise d'abord l'opposition civile en exil. Abdallah Hamdok et quinze autres opposants sont poursuivis depuis avril 2024 pour &#171; incitation &#224; la guerre contre l'&#201;tat &#187;, atteinte &#224; l'ordre constitutionnel et crimes contre l'humanit&#233;, des chefs passibles de la peine de mort. Chez Somoud, le d&#233;cret ne convainc pas. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi aurions-nous besoin d'une protection, pour commencer ? &#187;&lt;/i&gt; s'insurge Bakry Eljack. Il poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sommes-nous des criminels ? Avons-nous pris part &#224; la guerre ? Avons-nous commis des crimes de guerre ? Un g&#233;nocide ? Des crimes contre l'humanit&#233; ? Ces accusations n'ont, d&#232;s le d&#233;part, aucun fondement juridique. Elles rel&#232;vent de la politisation de la justice par Bourhane lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Une-conversation-entre-amis'&gt; Une conversation entre amis ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le comit&#233; n'&#233;chappe pas non plus au soup&#231;on de connivence. Saifeddine s'en d&#233;fend : &lt;i&gt;&#171; Bourhane a dit qu'un groupe de gens &#233;tait venu le voir avec une proposition pour r&#233;unir les Soudanais, lui avait demand&#233; des garanties, et qu'il avait accept&#233;. Certains en ont conclu qu'il nous avait nomm&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Le 29 septembre 2026, le comit&#233; annonce avoir commenc&#233; &#224; inviter &lt;i&gt;&#171; toutes les forces politiques sans exception &#187;,&lt;/i&gt; et Nabil Adib assure que Somoud &lt;i&gt;&#171; doit faire partie du dialogue &#187;.&lt;/i&gt; D&#233;but octobre, la coalition anti-guerre, par la voix de son porte-parole, affirme pourtant &#224; &lt;i&gt;Orient XXI&lt;/i&gt; n'avoir re&#231;u aucune invitation formelle. Bakry Eljack ironise : &lt;i&gt;&#171; Si vous parlez avec des gens d'accord sur tout, ce n'est pas un dialogue, c'est une conversation entre amis. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; Khartoum, parmi les partis politiques et les formations civiles interrog&#233;s, personne ne r&#233;clame une table ouverte &#224; tous. Le g&#233;n&#233;ral Siddiq Mohammed Ismail, vice-pr&#233;sident de la branche du parti Oumma, proche de l'arm&#233;e, compte prendre part au dialogue, mais refuse d'y voir si&#233;ger Hemetti ou toute entit&#233; affili&#233;e aux FSR, dont les combattants ont, &#224; ses yeux, trop de sang sur les mains. Au sein de la confr&#233;rie soufie Qadiriyya, qui soutient l'arm&#233;e comme l'initiative, on ne veut pas entendre parler de pardon pour les FSR. M&#234;me refus chez les jeunes des comit&#233;s de r&#233;sistance, qui ont accept&#233; de se confier &#224; &lt;i&gt;Orient XXI&lt;/i&gt; sous leur seul pr&#233;nom : &lt;i&gt;&#171; Pas de discussion possible avec l'ennemi. &#187;&lt;/i&gt; Ahmad dirige l'un de ces r&#233;seaux locaux qui ont port&#233; la r&#233;volution de 2019. Quand la guerre a &#233;clat&#233;, il a pris les armes aux c&#244;t&#233;s des FAS pour d&#233;fendre son quartier. Sur la m&#233;thode, il reproche au comit&#233; son manque de transparence dans le choix de ses membres. &lt;i&gt;&#171; Comment avoir confiance si nous ne participons pas ? J'ai peur qu'ils aient un agenda cach&#233; et que, comme d'habitude, la jeunesse soit mise de c&#244;t&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de l'&#226;ge et du genre, Saifeddine promet une meilleure repr&#233;sentativit&#233; &lt;i&gt;&#171; selon la g&#233;ographie &#187;.&lt;/i&gt; Cette promesse bute contre la r&#233;alit&#233; de la guerre. Depuis &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/el-fasher-soudan-la-catastrophe-annoncee-a-bien-eu-lieu,8664' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la chute d'El-Fasher&lt;/a&gt; , le 26 octobre 2025, les FSR tiennent les cinq capitales des &#201;tats du Darfour. Gibril Ibrahim, dont le mouvement est n&#233; dans cette r&#233;gion, met en garde : &lt;i&gt;&#171; Avec ce dialogue, nous devons faire tr&#232;s attention &#224; ne pas envoyer de mauvais messages aux zones encore sous contr&#244;le des milices. &#187;&lt;/i&gt; Le danger, pour lui, serait que les habitants du Darfour et du Kordofan se croient exclus, abandonn&#233;s &#224; Tasis par un pouvoir r&#233;sign&#233; &#224; l'existence d'un autre &#201;tat. Le comit&#233; a fait de l'unit&#233; une ligne rouge et a &#233;cart&#233; d'avance toute proposition de partition. &#192; Nyala, au Sud-Darfour, cet autre &#201;tat prend pourtant forme. Le gouvernement de Tasis y organise ses propres examens du certificat soudanais, l'&#233;quivalent du baccalaur&#233;at. En mai 2026, il s'est dot&#233; d'une banque centrale, confi&#233;e &#224; Hussein Yahia Jangol, gouverneur de la Banque centrale du Soudan de f&#233;vrier 2022 &#224; mai 2023. &lt;a href=&#034;https://afriquexxi.info/Au-Soudan-deux-projets-qui-n-ont-rien-a-voir-avec-la-democratie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dans les faits, le Soudan est divis&#233; entre deux entit&#233;s politico-militaires&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Le-bruit-des-balles'&gt; Le bruit des balles &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous disent vouloir la paix, mais sur la voie pour l'atteindre, les avis divergent. Pour le comit&#233;, elle passe d'abord par la politique. Cette guerre est, selon Osman Mirghani, &lt;i&gt;&#171; un conflit politique plus que militaire &#187;.&lt;/i&gt; Somoud exige un pr&#233;alable humanitaire &#224; toute discussion. &lt;i&gt;&#171; Il faut &#234;tre fou pour songer &#224; un dialogue politique pendant que des drones tuent des gens,&lt;/i&gt; tranche Bakry Eljack. &lt;i&gt;Il faut d'abord un environnement propice au dialogue, c'est-&#224;-dire une tr&#234;ve et l'acheminement de l'aide humanitaire &#187;.&lt;/i&gt; La coalition s'en tient &#224; la feuille de route publi&#233;e le 12 septembre 2025 par le Quad (&#201;tats-Unis, Arabie saoudite, &#201;gypte, &#201;mirats arabes unis) : trois mois de tr&#234;ve humanitaire d&#233;bouchant sur un cessez-le-feu permanent, puis une transition de neuf mois vers un gouvernement civil, hors du contr&#244;le de &#171; toute partie bellig&#233;rante &#187;. Dans les comit&#233;s de r&#233;sistance, l'exercice para&#238;t pr&#233;matur&#233;. Ahmad, qui r&#233;clamait une place &#224; la table, la juge dress&#233;e trop t&#244;t : &lt;i&gt;&#171; &#201;videmment, je ne suis pas contre un dialogue entre Soudanais, mais nous devrions d'abord consacrer nos efforts &#224; vaincre les FSR. Ensuite, nous pourrons reb&#226;tir l'&#201;tat et cr&#233;er un gouvernement civil. &#187;&lt;/i&gt; Mohammed, qui dirige un autre comit&#233; de la ville, acquiesce et prolonge : &lt;i&gt;&#171; D'abord les FSR, ensuite les g&#233;n&#233;raux corrompus. &#187;&lt;/i&gt; Tous deux disent soutenir &lt;i&gt;&#171; l'arm&#233;e en tant qu'institution &#187;&lt;/i&gt; mais attendent d'elle qu'elle quitte la sc&#232;ne politique une fois la guerre gagn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la coalition anti-guerre, la question est r&#233;gl&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Cette id&#233;e est d&#233;j&#224; morte. Somoud n'y participera pas &#187;,&lt;/i&gt; ass&#232;ne Bakry Eljack. Le comit&#233;, lui, esp&#232;re r&#233;unir la conf&#233;rence avant la fin de l'ann&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Nous allons continuer nos efforts,&lt;/i&gt; r&#233;pond Saifeddine. &lt;i&gt;Quelles autres options avons-nous ? Si nous ne faisons rien, que se passera-t-il ? La guerre continuera. La d&#233;ception continuera. La souffrance de la soci&#233;t&#233; et du peuple soudanais continuera. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dialogue de Khartoum peut-il trouver sa l&#233;gitimit&#233; sans r&#233;unir les camps qui se font la guerre ? Pour l'arm&#233;e, l'enjeu semble aussi se jouer ailleurs : il ne s'agit pas tant d'obtenir la participation de ses adversaires que de conforter, aupr&#232;s des acteurs internationaux, sa position de pouvoir l&#233;gitime. Du 8 au 10 septembre, l'Union africaine, l'IGAD, la Ligue arabe, l'Union europ&#233;enne et l'ONU ont effectu&#233; leur premi&#232;re visite au Soudan depuis le d&#233;but de la guerre. Ce d&#233;placement n'allait pourtant pas de soi. Selon un responsable de la m&#233;diation cit&#233; par &lt;i&gt;Sudan Tribune,&lt;/i&gt; plusieurs membres du Quintette craignaient qu'un d&#233;placement organis&#233; par l'un des bellig&#233;rants n'entame leur neutralit&#233;. Il a tout de m&#234;me eu lieu. Leurs envoy&#233;s y ont &#233;t&#233; re&#231;us par le g&#233;n&#233;ral Al-Bourhane. Ils ont rencontr&#233; le gouvernement et entendu le comit&#233; pr&#233;paratoire. Dans sa d&#233;claration finale, le Quintette affirme &lt;i&gt;&#171; rejeter les structures de gouvernement parall&#232;les &#187;.&lt;/i&gt; L'Union africaine a salu&#233; l'initiative d&#232;s sa pr&#233;sentation. La Ligue arabe, o&#249; l'&#201;gypte et l'Arabie saoudite, proches de l'arm&#233;e, p&#232;sent de tout leur poids, s'est f&#233;licit&#233;e du d&#233;cret d'immunit&#233;. Aucune diplomatie ne s'engage sur le r&#233;sultat final. Le Quintette rappelle l'exigence d'un cadre &lt;i&gt;&#171; cr&#233;dible et inclusif &#187;,&lt;/i&gt; et l'Union africaine refuse de lever la suspension de l'adh&#233;sion du Soudan sans accord national pr&#233;alable. Certes, en venant &#224; Khartoum, ces organisations ne valident pas l'issue du processus, mais offrent n&#233;anmoins &#224; l'arm&#233;e une reconnaissance politique qui d&#233;passe le cadre du dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#171; Fuelling Sudan's conflict : weapons, fighters and external support networks &#187;, Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, 1er septembre 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://orientxxi.info/Soudan-Sous-couvert-de-dialogue-un-monologue-de-l-armee" class="spip_out"&gt;https://orientxxi.info/Soudan-Sous-...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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